Aide à la lecture rôle des parents en dehors de l’école

Certes, sans une étroite collaboration entre enseignants et parents, les apprentissages ne se feront pas aisément pour tous. Nous sommes parties complémentaires du système éducatif. Elles ne doivent pas être divergentes, conflictuelles ou cloisonnées, comme c’est souvent le cas. Mais collaboration ne veut pas dire répétition. Les parents n’ont pas à se considérer comme des répétiteurs du travail scolaire. La relation qui les unit à l’école n’est ni concurrence, ni dépendance. C’est une relation de complémentarité, où chacun a sa spécificité. Pas plus que l’enseignant n’a à se substituer aux parents, ni à jouer leur rôle. En ce qui concerne l’aide à la lecture, les parents n’ont pas à faire la classe à la maison. Leur tâche est pourtant essentielle et irremplaçable. Cet article s’intéressera à la phase avant l’école.

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L’aide à la lecture avant l’école

Il est certain que bien avant d’aller à l’école, la réussite scolaire est largement mise en place par la manière de vivre à la maison. Surtout en ce qui concerne l’apprentissage de l’écrit. Deux facteurs sont ici prépondérants. Le milieu où l’enfant évolue avec les contenus d’imprégnation qu’il reçoit, et le réseau de relations positives et négatives qui tissent sa vie affective.

En particulier la manière dont la chose écrite reçue à la maison détermine en grande partie la façon de la recevoir pour l’enfant. S’il a eu l’habitude d’entendre des phrases comme : « Ce n’est pas la peine de lire le mode d’emploi, on n’y comprend jamais rien ! ». S’il n’a jamais vu ses parents lire par plaisir. Si la perspective d’avoir à écrire se reçoit comme une corvée ou une angoisse, il y a gros à parier que l’enfant abordera l’apprentissage de l’écrit avec une appréhension telle que son acquisition s’en trouvera fortement gênée, voire bloquée.

On peut donc dire que la première forme d’aide à la lecture. C’est un certain type de présence de l’écrit à la maison. Entendons-nous bien, il n’est nullement question des livres achetés par les parents. Et dont nous savons bien qu’ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Il ne s’agit ici que des écrits utilisés, qu’ils soient achetés ou non. Et qu’ils soient utilisés pour le plaisir ou pour l’action. Le facteur essentiel est l’utilisation, le caractère vivant de la chose écrite. Il est souvent préférable pour un enfant qu’il y ait peu de livres à la maison, effectivement lus par les parents, et dont ils parlent ensemble, que beaucoup, auxquels personne ne touche !

La présence fonctionnelle de l’écrit dans les actes de la vie quotidienne

Fonctionnelle, c’est-à-dire servant à quelque chose de précis, action ou plaisir. Certes, un enfant, qui voit ses parents se servir de l’écrit dans les actes quotidiens de la vie, a beaucoup plus de chances de comprendre à quoi cela sert. et il a envie d’accéder à ce savoir. C’est pourquoi on conseille fortement les parents d’utiliser fréquemment, devant leurs enfants, l’écrit pour toutes sortes de tâches pour fournir une aide à la lecture. Le livre de cuisine, les modes d’emploi et instructions d’utilisation pour les produits d’entretien ou les aliments. Les indications écrites dans la rue pour trouver son chemin, les brochures qui accompagnent les diverses machines de la vie d’aujourd’hui.

Bien entendu, il y a tout le domaine de l’écrit d’informations diverses. Les programmes de télé, brochures « infos-spectacles » pour aller au cinéma ou au théâtre. Affiches et journaux pour les informations sportives, cartes routières pour les voyages professionnels ou les vacances. Partitions musicales si quelqu’un fait de la musique. Dictionnaire pour résoudre les problèmes d’orthographe que l’on rencontre tous. En fait, la culture, ce n’est pas tout savoir, c’est savoir où se trouvent les réponses. Et il est essentiel que les enfants puissent faire très jeunes cette découverte. C’est aussi une sorte d’aide à la lecture.

En résumé…

Enfin, toujours dans l’ordre de l’écrit fonctionnel, il ne faut pas oublier l’importance, pour un enfant, de découvrir à travers le comportement de ses parents que la lecture peut être une distraction, un plaisir, une détente. Mais aussi une occasion d’échanges et de discussions. Si l’enfant n’a jamais vu ses parents, qu’il aime et admire, prendre du plaisir à lire, il aura sans doute plus de mal à en trouver pour lui-même.

On voit bien que ce n’est pas seulement la quantité d’écrit qui est ici importante. C’est la manière dont on en parle, ce que j’ai appelé la relation affective à l’écrit. Si l’écrit est un objet positif à la maison, son apprentissage désiré par l’enfant. Et si l’apprentissage est objet de désir, il sera facilité, et vraisemblablement facile. Vous voulez que vos enfants aiment lire ? Aimez lire vous-mêmes, ouvertement devant eux, c’est la meilleure aide à la lecture à procurer !

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