Attitude cognitive de l’élève définition et facteurs d’influence

Sans doute, ce serait préjudiciable de réduire l’élève à un individu qui apprend. L’élève doit donc être appréhendé comme un individu à part entière, membre d’une famille. Mais aussi d’une société qui lui impose une scolarité toujours plus longue. Tout élève est également un être particulier. Ce qui conduit à s’interroger sur la notion d’élève moyen statistique, pure vue de l’esprit. Cependant, le découpage du savoir s’est longtemps fait par rapport à cette notion. Les récentes évolutions des programmes et Instructions Officielles marquent un progrès dans ce domaine. La marge de manœuvre de l’enseignant s’est accrue, aussi bien dans le domaine lexical que dans le domaine fonctionnel. L’enseignant sera davantage en mesure de s’adapter à des élèves pas forcément moyens. Plutôt largement différents les uns des autres en ce qui concerne l’attitude cognitive.

En fait, ils le sont de par leur histoire et expériences personnelles en tant qu’individus. Ce qui peut jouer fortement sur leurs comportements et leurs motivations. Ils le sont aussi de par leur histoire et leurs expériences personnelles en tant qu’élèves. Un élève, avant même d’aborder l’apprentissage au collège est bien un individu qui a déjà acquis et organisé un ensemble de connaissances. Chaque élève possède une attitude cognitive qui lui est particulière. Il a développé des stratégies d’apprentissage plus ou moins efficaces.

attitude enfant

L’attitude cognitive des élèves

Il s’agit de l’attitude de l’élève face à une tâche d’apprentissage qui nécessite attention, effort de compréhension et de mémorisation. Elle se détermine par différents paramètres, d’ordre psychologique, évidemment, mais aussi d’ordre physiologique et neuro-biologique.

Commençons par les ressorts psychologiques, sans doute les plus connus de tous. La motivation est sans nul doute un des grands facteurs de réussite dans l’apprentissage. Elle peut être consciente ou pas, explicite ou pas. Si l’attitude de l’élève envers la langue qu’il étudie est positive. La motivation nécessaire à l’apprentissage d’une langue peut naître et se renforcer à mesure que l’élève constate qu’il fait des progrès. Les enseignants de langues ont, semble-t-il, la partie facile. Ceci car la population dans son ensemble n’a jamais été aussi motivée pour apprendre une langue étrangère, surtout l’anglais. Partout, les cours se multiplient, pour des élèves de tous les âges. La généralisation en cours de l’apprentissage d’une langue étrangère aux élèves de l’école élémentaire est sans doute la conséquence la plus évidente de la pression sociale en faveur de l’enseignement des langues.

Comment expliquer cet engouement de plus en plus généralisé ? Les sources de motivation que l’on peut distinguer sont parfois fortes et durables. Le plus souvent externes à l’institution scolaire. Elles sont en fait au cœur de la relation entre l’enseignement et la société en général.

Qu’est-ce qui constitue une puissante motivation ?

Certes, la motivation puissante influence l’attitude cognitive. Pour certains, et ils sont de plus en plus nombreux, la motivation c’est l’espoir de trouver plus facilement un emploi grâce à la maîtrise d’une langue étrangère. D’autres pensent qu’ils pourront accéder à un poste plus intéressant. Pour d’autres, encore plus nombreux peut-être, c’est l’idée de ce que certains appellent le voyage permanent. Celui ne se réalise pas quotidiennement, bien sûr, mais il existerait au niveau des aspirations de l’individu.

Ce siècle a connu un considérable développement du transport de l’information. Les média se caractérisent par leur omniprésence. Mais quel peut donc être le lien entre l’explosion médiatique et la motivation des élèves en classe de langue ? Les nouvelles de l’étranger occupent une place qui va croissant à la radio comme à la télévision, pour ne pas parler d’internet. La mondialisation est un vécu socio-culturel. De toute façon, l’exposition quotidienne à ce qui se passe dans le monde ne peut que transformer les mentalités, faisant diminuer la xénophobie.

Il ne faut pas non plus négliger l’importance croissante de l’informatique. Avec l’essor des communications sur Internet où beaucoup de messages sont en anglais, cette langue affirme encore davantage son statut de langue véhiculaire.

Nombreux sont donc les facteurs de motivation extra-scolaires qui influencent l’attitude cognitive. Parfois, la réalité sociale peut donc se révéler bénéfique au fonctionnement de l’institution scolaire. Reste à l’enseignant à prendre en compte les acquis fragmentés de l’élève, qu’ils soient d’origine scolaire ou pas, pour renforcer la motivation initiale.

Facteurs physiologiques de l’attitude cognitive

Dans le domaine de l’apprentissage des langues, l’attitude cognitive est fortement influencée par les qualités auditives de l’apprenant. Des expériences ont même montré que certains problèmes d’audition peuvent expliquer l’échec en langues d’élèves par ailleurs brillants. Mais des améliorations sont possibles pour les élèves qui ont ce genre de problèmes. Des recherches ont montré que l’oreille s’éduque. C’est fondamental quand l’on doit s’adapter à une langue dont l’enveloppe fréquentielle (la zone de fréquences) est fort différente de celle de la langue maternelle de l’élève. C’est le cas du français par rapport à l’anglais.

Il faut aussi savoir que la sensibilité auditive peut s’élever de plusieurs décibels quand la tâche d’écoute proposée, ciblée de façon intéressante et réaliste, entraîne à la fois une attention et une concentration accrues. Le problème qui subsiste est de savoir comment rendre attentif un élève dont l’attitude est négative. Force est de reconnaître que l’enseignant est souvent dépourvu devant ce genre de situation. On ne peut pas passer sous silence les problèmes audio-phonatoires. Il peut se révéler difficile d’articuler des sons étrangers à sa langue maternelle. Un entraînement régulier permet le plus souvent de venir à bout des problèmes. Encore faut-il que de mauvaises habitudes n’aient pas duré trop longtemps.

attitude cognitive

Styles d’apprentissage

Ils sont en grande partie déterminés par des facteurs neuro-biologiques affectant l’attitude cognitive. Un style d’apprentissage, c’est, selon certains théoriciens, la façon dont un apprenant est programmé pour apprendre. Certains individus auraient des synapses et des cheminements nerveux plus rapides et plus efficaces que d’autres et ils préféreraient travailler en les utilisant. Quand on parle de style d’apprentissage, on parle donc d’une prédisposition qui serait innée. Ou d’une tendance qui se mettrait en place à un stade très précoce du développement à adopter une stratégie particulière d’apprentissage sans relation systématique avec les caractéristiques de ce qui doit être appris, ce qui peut engendrer des difficultés.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *