Bien comprendre l’enfant à l’âge de raison

Avec des camarades de son âge, l’âge de raison, l’enfant de sept ans joue bien. Il accepte sérieusement les règles et la discipline qu’elles imposent. Il essaye de devenir le meilleur joueur. Parfois, il lui arrive bien encore de bouder ou de se montrer agressif. Toutefois, il a tellement peur de perdre sa place dans le groupe que cette crainte suffit souvent à arrêter ses mouvements d’humeur.

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Mais, si ces mouvements d’humeur persistent ?

Lorsque l’agressivité persiste. Quand l’enfant s’attaque à ses camarades et qu’il se laisse emporter par le goût de la lutte. Lorsque sa raison est impuissante à lui faire entrevoir les graves conséquences de son attitude, pour les autres et pour lui-même (puisque son agressivité l’exclut du jeu), c’est qu’un malaise profond perturbe son affectivité.

Devant l’agressivité de leur enfant, les parents peuvent intervenir de trois façons :

  • Ils retireront calmement mais fermement l’enfant du groupe et l’enverront lire ou jouer seul. L’enfant doit sentir ainsi la conséquence logique de son acte. “Si tu es incapable de jouer avec tes camarades, va jouer seul et reviens quand tu pourras te contrôler”.
  • Quand il sera revenu au calme, ils ne l’humilieront pas, ne le culpabiliseront pas. Mais, ils s’efforceront de lui faire comprendre qu’il ne faut pas se fâcher dans un jeu où chacun est là pour être heureux. L’enfant le réalise bien mais répond que c’est plus fort que lui. Dans ce cas, montrez-lui que son bon sens doit l’emporter. Aidez-le à contrôler ses actions belliqueuses en posant des limites fermes à leurs manifestations.
  • Ils chercheront la cause psychologique de ce comportement qui cache souvent un besoin de s’affirmer, de se faire valoir, de se défendre ou qui sert de décharge à une angoisse. L’enfant compense-t-il ainsi un échec scolaire? En veut-il à ses camarades qui réussissent mieux? Sa situation familiale n’est-elle pas source d’anxiété : parents eux-mêmes agressifs, enfant dévalorisé par rapport à un aîné plus brillant, enfant déficient intellectuel non reconnu comme tel, etc. ? Une action sur les causes, menée parallèlement à l’éducation de la maîtrise de soi, devrait contribuer à réduire l’agressivité. Un enfant ne se montre agressif que s’il est privé d’autres moyens d’expression ou s’il souffre d’un complexe d’infériorité.
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Les bienfaits de la coopération familiale pour un enfant qui a atteint l’âge de raison

Si l’enfant de 7 ans est capable de participer le temps d’un jeu de billes ou de balle à un groupe de camarades de son âge. Il est encore plus heureux de coopérer à la vie du groupe familial et d’y tenir sa place. Que ce soit pour un jeu de société ou pour y rendre de menus services. Il faut encourager le sentiment d’appartenance à la famille. Il faut donner à l’enfant de petites responsabilités, plutôt que de tout faire et tout supporter à sa place, de crainte qu’il ne se fatigue, ou pour le protéger de l’adversité.

Au sein de la famille, l’enfant à qui les parents laissent des initiatives, apprend à être attentif au bien commun et aux besoins, aux goûts, aux intérêts de chacun. Il acquiert la délicatesse de sentiments et la force de caractère. Celles-ci sont à la base de la politesse envers autrui. Cette politesse donne un sens véritable aux formules: «s’il vous plaît », « merci », « pardon », « excusez-moi », « ce n’est pas votre faute », que l’enfant de 7 ans emploie maintenant sans qu’on ait besoin de les lui rappeler.

L’âge de raison apporte un meilleur contrôle de l’affectivité

L’attention aux autres est un trait typique de l’âge de raison. Ce trait est lié à la fois à un élargissement de la sociabilité et à un meilleur contrôle de l’affectivité. Avant l’âge de raison, en effet, les cris et les pleurs jaillissaient sans retenue. A sept ans, l’enfant fait preuve d’une certaine pudeur et essaie de surmonter sa peine devant les autres. Il domine aussi beaucoup mieux ses peurs, et la nuit le sommeil est nettement plus calme. Les cauchemars sont moins fréquents. Surtout si l’enfant est assuré d’être bien protégé dans un lit bien bordé par son papa ou sa maman à qui il a pris soin de confier ses secrets de la journée. Et dont il emporte l’image, ou la dernière parole, dans son sommeil.

Le sentiment de sécurité et de confiance se manifeste aussi dans des situations qui jusqu’ici terrorisaient l’enfant comme la visite chez le dentiste, les plongeons tête sous l’eau, etc. La pudeur s’exprime aussi par rapport au corps. L’enfant n’aime pas se déshabiller en présence de quelqu’un. Les fillettes, qui pourtant n’ont pas encore de poitrine, réclament des maillots de bain avec soutien-gorge. Les petits garçons veulent un peignoir de bain pour se changer quand ils sortent de l’eau.

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