Education

Climat de classe pilier d’une dynamique de progrès

Eduquer des enfants, c’est leur apprendre à vivre. Pour leur apprendre à vivre, il faut stimuler leurs facultés et non les engourdir. A l’école, chacun d’eux est déjà une personne. Tout le système éducatif doit donc tendre à développer son activité et sa personnalité. Pour permettre à chaque enfant d’exprimer au maximum toutes ses potentialités, il lui faut évoluer dans un climat de classe serein où la communication sera riche et naturelle.

Maîtriser la situation éducative

Avant tout, le maître doit bien maîtriser son enseignement. Un concept mal dominé est générateur d’indiscipline, d’inattention, de désintérêt de la part des élèves. Ensuite, l’épanouissement sera réel si l’enseignant a bien perçu l’importance de se situer et de situer les élèves par rapport au savoir. C’est-à-dire de leur permettre d’assumer leur rôle dans la découverte de la connaissance. L’enfant doit en effet pratiquer la recherche. C’est ainsi qu’il apprend à apprendre, c’est l’essence du transfert.

L’enseignant déclenche et oriente la conduite des enfants. Une même pratique pédagogique peut se révéler la meilleure ou la pire des choses. La pire si l’enseignant n’admet qu’une réponse prévue selon son mode de raisonnement. Dans ce cas (situation fermée), les bons élèves, seuls, vont oser prendre la parole. Les autres préférant se taire par crainte de ne pas fournir la réponse attendue. La meilleure si l’enfant incité à la recherche. Si la question ouverte permet plusieurs réponses, si on lui reconnaît le droit à l’erreur.

atmosphere propice au travail en classe

Par ailleurs, le professeur doit garder l’initiative de la régulation des échanges. Encore faut-il ne pas se limiter à la relation duelle maître-élèves ou élève-maître, mais favoriser les relations transversales. Pour rendre celles-ci authentiques, il faut se détacher de la performance et du comportement scolaires qui trop souvent hiérarchisent. Lorsque l’enfant a un statut défavorable au sein de la classe, on doit :

  • sur un plan scolaire (résultats médiocres) : veiller tout particulièrement à le laisser parler, s’exprimer, s’expliquer pour mieux comprendre son cheminement, lui venir en aide en lui proposant un autre démarche ;
  • sur un plan comportemental (tendance à l’indiscipline, à la paresse) : ne pas oublier d’en rechercher les raisons familiales. Non pour excuser mais pour éviter d’ajouter des sanctions malvenues à une situation déjà difficile à vivre.

Un climat de classe alternant plaisir et besoin

Pour faciliter l’intégration des enfants en difficulté et favoriser les échanges au sein du groupe-classe, des situations-séquences moins scolaires réunions, discussion à partir d’émission… sont opportunes et génératrices d’un climat de compréhension mutuelle. La classe peut se transformer parfois en agora. Cet effort pour libérer l’enfant n’est pas contradictoire avec la rigueur d’une discipline librement consentie si le professeur a su faire comprendre aux élèves qu’elle est la condition d’un travail fructueux, et la règle de toute vie collective. Cette discipline prend la forme d’un système où droits et devoirs rythment les diverses séquences, des activités admettant et même s’enrichissent de déplacements libres, d’échanges. L’enseignant ne perdant pas de vue l’exigence innée d’équité qui habite chaque enfant, instaure, avec leur adhésion, des règles claires, circonstanciées, éventuellement affichées, expression d’un constat dans lequel le positif l’emporte sur le négatif.

climat de classe

A « il est interdit de… », on préférera : « il est permis de… » ou « on s’efforce de… ». L’essentiel est d’amener l’enfant à objectiver et à rationnaliser sa conduite aidé par le groupe auquel il appartient. Alors le plaisir et le besoin de s’exprimer deviennent facteurs d’épanouissement social. Cet épanouissement ne serait pas total sans les dimensions affective et intellectuelle. L’ambiance sereine et détendue, l’acceptation des règles par tous, l’effort de compréhension du cheminement de chacun provoquent une dynamique de progrès, une soif d’apprendre, une prise de conscience d’une extension des savoirs et d’une acquisition de pouvoirs nouveaux.

Pour conclure…

Pour préserver à cette dynamique toute sa vivacité, l’enseignant doit s’efforcer de créer un climat de classe à saine confrontation, plutôt qu’une atmosphère de compétition porteuse de tension et de blocages. Et de donner l’exemple du respect mutuel en mettant sur le même plan la contribution la plus modeste et la production la plus riche. Ainsi s’instaure progressivement une pédagogie de la réussite où les objectifs fixés sont à l’exacte portée des élèves. Et où les obstacles retenus par le maître comme jalons des apprentissages sont à la mesure des virtualités des enfants.

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