Comment gérer le stress professionnel chez l’enseignant

Comme c’est le cas pour plusieurs autres métiers, encore pire, l’enseignant peut énormément souffrir du stress professionnel s’il ne trouve pas les réponses adéquates à la question suivante : « comment gérer le stress ? ». Les principales sources de stress professionnel chez les enseignants proviennent de situations où ils n’ont plus de contrôle, souvent parce qu’ils n’ont pas d’information ou de soutien. Les motifs de plainte sont multiples et diversifiés comme : les classes surchargées, l’absence de soutien des parents d’élèves, les problèmes de discipline, les instructions non conciliables ou contradictoires des inspecteurs…

La faible adhésion des élèves aux apprentissages et en conséquence les résultats scolaires constituent aussi pour l’enseignant une source de stress qui peut réprimer l’image que le professeur a de soi. Parmi les stratégies pour faire face au stress, il y a la pensée positive ou toute autre démarche où la personne elle-même prend l’initiative d’agir sur son environnement. Ces stratégies peuvent jouer un rôle important dans l’atténuation des pressions mentales et traiter en même temps les causes profondes du stress. Gestion du stress et efficacité s’avèrent étroitement liées. L’enseignant qui gère son stress de manière volontariste se donne de meilleures chances de réussir son action. Savoir se mettre en accord avec lui-même le place dans un sentiment de légitimité déterminant. Voici des suggestions concernant les facteurs de stress qui peuvent être gérés par l’enseignant.

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Porter un regard positif sur la relation avec les élèves et sur soi

Les enseignants efficaces qui gèrent leur stress, se caractérisent par un état d’esprit commun. Même si leurs élèves ne se ressemblent pas toujours, même s’ils ont des pratiques diverses, même si leur âge, leur sexe, leur expérience, leur discipline sont très variables, ils ont des façons similaires de penser leur pratique qui produisent des effets positifs sur leur action pédagogique au quotidien. Leur regard sur la relation avec les élèves, leur professionnalisme, leur esprit d’équipe, installent chez eux un sentiment profond de légitimité. Ces effets positifs stimulent leur créativité, même après des années d’enseignement.

Des travaux ont permis de mesurer à quel point le regard que l’enseignant porte sur ses élèves influence la qualité de leur apprentissage. Le Professeur qui croit en son élève lui « donne vie » intellectuellement, il lui permet de se dépasser. Il contribue à renforcer chez l’apprenant la motivation à apprendre, la confiance en soi, la capacité à mobiliser ses ressources. La représentation positive que l’enseignant se fait de l’élève agit sur la performance de celui-ci de façon mystérieuse : regard, gestes d’ouverture, implicites dans le discours du professeur semblent envoyer des messages « subliminaux » positifs que l’élève capte à son insu… En voyant s’améliorer l’adhésion de ses élèves aux apprentissages, l’enseignant contribue à renforcer sa propre estime, à donner de lui une image satisfaisante. Il devient fondamentalement le premier et le meilleur supporter de lui-même.

Avoir confiance dans ses élèves, une réponse fondamentale à la question “comment gérer le stress?”

Une question fondamentale peut être posée ici : « l’univers est-il hostile ou bienveillant ? » Si nous répondons “hostile”, alors toute notre énergie va être consacrée à multiplier les actions de protection. Si au contraire nous croyons l’univers bienveillant, notre attitude générale sera orientée vers l’ouverture, avec comme finalité de recueillir les cadeaux de l’univers.

Cela s’applique tout autant à l’univers scolaire. En effet, le quotidien de la classe est empreint d’enjeux lourds, d’incertitude grandissante, de conflits fréquents, d’une forte coloration affective. D’où un choix de fond : cet univers est-il plutôt « hostile » ou plutôt « bienveillant » ?

Le regard porté sur la réalité fait partie de cette réalité : si le professeur a confiance dans ses élèves, son attitude générale s’oriente vers l’ouverture. Les métaphores utilisées pour penser la situation d’enseignement vont déterminer les choix pédagogiques et partant l’investissement des élèves. Tel professeur décrit sa classe comme « une ruche bourdonnante » : les élèves coopèrent, produisent, dans une activité bruyante et vécue par l’enseignant comme positive. Il s’évitera la question: comment gérer le stress? Tel autre enseignant, à propos des mêmes élèves, regrette l’agitation pesante de la majorité des individus. Il va souffrir sans doute du stress professionnel.

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Créer un climat constructif avec la classe

Quatre dimensions sont à prendre en compte pour cadrer positivement la classe.

  • Mettre en perspective : Il faut d’abord donner du sens au cours, fixer les objectifs, montrer les enjeux pour les élèves et pour la classe, préciser les rôles, les règles de fonctionnement collectif. Il s’agit aussi de fonder les échanges entre professeur et élèves sur des bases dynamiques et réciproques. L’enseignant manifeste clairement son envie de donner, il met en partage le savoir qui est le sien. Il donne ainsi envie aux élèves d’apprendre. C’est à ce titre qu’il met en place un cadre, des règles. Un cadre formel n’est pas en soi un projet éducatif. Ce projet et le cadre qui en découle restent lettre morte si les élèves n’y adhèrent pas. L’action ou ce qu’il propose doit être finalisée et expliquée. L’enseignant doit expliquer l’objectif très concrètement : « À la fin, vous serez capables de construire, définir, analyser, etc. ».
  • Organiser : c’est réduire les incertitudes, donner des repères, structurer le temps, l’espace, les modes de travail, la logistique. Dans la préparation d’un cours, il est important de prévoir les questions matérielles qui permettront à celui-ci de se dérouler bien. Cela rassurera les élèves, surtout les élèves jeunes, facilitera le travail et minimise le stress.
  • Favoriser la synergie : c’est veiller à la place de chaque élève parmi ses camarades. C’est aussi favoriser des échanges interindividuels fructueux. Enfin, c’est contribuer à la constitution du groupe-classe.
  • Renforcer l’efficacité : c’est éviter l’énergie mal employée. C’est être attentif au résultat des efforts engagés par les apprenants. Aussi, il s’agit de leur donner les moyens d’évaluer leur progressionhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_%C3%A9ducatif. C’est guider, répondre aux besoins, et favoriser l’autonomie. Tout ceci pourra minimiser la charge morale du travail et répondra à la question : comment gérer le stress ?

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