Comment lutter contre la fatigue du nouvel écolier

Nous avons toujours tendance à aller plus loin que ne le permet la maturation normale d’un cerveau enfantin alors que sa capacité d’attention ne peut dépasser, pour un nouvel écolier, les 25 à 30 minutes. Même l’école avec ses phases de travail de 1h 15 ou 1h 30 ne remplit pas ces conditions. D’ou la notion de la fatigue.

De là les risques de malmenage qui guettent un jeune écolier, lorsqu’à la fatigue scolaire s’ajoute la fatigue consécutive aux conditions de vie à la maison. Comme l’insuffisance du temps de sommeil, un réveil hâtif et un petit-déjeuner trop vite avalé, suivi d’un trajet souvent long pour arriver à l’école, avec un cartable lourd et des vêtements ou chaussures également trop chauds ou trop lourds. A tous ces égards votre rôle de parents est beaucoup plus important qu’il ne paraît. En respectant quelques principes simples, vous diminuerez chez votre petit écolier les causes de fatigue ou de tension. Ainsi que leurs conséquences sur le plan du caractère telles l’agressivité ou la tristesse, la turbulence ou l’apathie, le mauvais vouloir à accomplir des tâches banales, la susceptibilité.

Cinq principes à respecter pour lutter contre la fatigue de l’écolier.

  • Ne faites pas de la maison un nouveau milieu scolaire
  • Ne dramatisez pas les échecs
  • Prenez le plus grand soin du sommeil
  • Décidez, avec lui, les vêtements qu’il mettra le lendemain
  • Vérifiez ce que l’enfant apporte dans son cartable
un enfant de 6 ans lutte contre la fatigue

Ne faites pas de la maison un nouveau milieu scolaire

Ne faites pas de la maison un nouveau milieu scolaire. L’école et la maison, tout en étant des milieux liés par les rencontres maîtres-parents. Par l’absence de critique des uns envers les autres, doivent être des milieux distincts, et l’enfant doit trouver à la maison des compensations.

Il doit trouver l’accueil de la maman à son retour de classe, la sécurité affective, même lorsque le maître lui a puni et la liberté de jouer.

Donc ne lui faites pas répéter sa journée scolaire et ne le punissez pas une seconde fois s’il a été puni en classe.

Mais écoutez le parler de ce qui l’a préoccupé dans la journée, ou l’a déconcerté, de ses nouveaux camarades, et répondez à ses questions. Il y a surtout à 6 ans, habituellement, une autre vague de « pourquoi ».

Ne dramatisez pas les échecs pour lutter contre la fatigue du nouvel écolier

En effet, ne dramatisez pas les échecs, mais, efforcez-vous de l’aider à assurer les acquis qui lui permettront de les surmonter.

Ne laissez surtout pas s’installer un échec en lecture, car l’enfant qui échoue n’aimera plus jamais lire.

De plus comme, malgré sa répugnance, il sera quand même obligé d’apprendre à lire, il dépensera là une somme considérable d’énergie, ce qui augmentera sa fatigue.

Il faut penser aussi que le complexe d’exclusion par rapport aux camarades qui savent lire. Aussi le complexe d’infériorité peuvent facilement se greffer sur cet échec et saper la confiance en soi de l’enfant.

Sans parler du mécontentement du maître et des parents qui lui donnera le sentiment d’être coupable. De plus le complexe de culpabilité viendra encore grossir les précédents.

Prenez le plus grand soin du sommeil

Prenez le plus grand soin du sommeil. L’enfant doit avoir chaque nuit 9 heures de bon sommeil, dans une pièce silencieuse, un lit confortable et bien bordé pour qu’il se sente mieux protégé: les cauchemars sont fréquents si l’enfant est trop fatigué.

Décidez, avec lui, les vêtements qu’il mettra le lendemain

Décidez, le soir, avec l’enfant, des vêtements qu’il mettra le lendemain : préparez avec lui son cartable. Le matin, levez-le suffisamment tôt pour qu’il ait le temps de prendre un petit déjeuner substantiel et partir en classe à l’heure, sans s’énerver, avec son plein de forces pour la matinée.

Vérifiez ce que l’enfant apporte dans son cartable

Vérifiez que l’enfant n’apporte pas dans son cartable des objets ou des livres inutiles qui l’alourdissent et préparent une déformation de la colonne vertébrale.

L’adaptation scolaire et le comportement des parents

D’une manière générale, l’adaptation à la « grande école » du nouvel écolier surtout dépend de ses aptitudes particulières, de ses qualités physiques et intellectuelles, de son caractère, mais elle dépend aussi de sa vie à la maison, de la façon dont vous l’élevez et de la qualité de la relation que vous avez avec lui. Ici encore cinq conseils :

  • Ne subordonnez jamais vos témoignages d’affection ou les libertés accordées à votre enfant à ses résultats scolaires.
  • Ne croyez pas que vous le stimulerez en le privant de jeux, de nourriture, de tendresse ou de liberté. Aussi en lui faisant du « chantage affectif », ou en l’accusant d’être un incapable.
  • Si quelque chose ne va pas en classe, essayez de comprendre avec l’instituteur et le psychologue scolaire où se situe la difficulté. Voyez aussi le médecin pour savoir s’il n’y a pas de cause organique.
  • Il faut se suivre les conseils donnés et se rappeler que plusieurs facteurs influent sur la qualité de l’étude. Cela peut être un malaise affectif caché ou un caractère fragile, comme une mauvaise relation avec le maître.
  • Les réussites, les progrès et surtout l’effort doivent être valorisés, avec une attitude d’encouragement positive. L’enfant ne soit pas amené à dissimuler les mauvaises notes pour éviter les réprimandes et ne prenne l’habitude de mentir; mais au contraire, la maison doit constituer pour lui un pôle attractif de sécurité. A la maison on peut tout dire et se confier, même si à cet âge on ne se montre pas particulièrement affectueux envers papa et maman.
  • Il faut savoir, en effet, qu’un enfant surtout à 6 ans est très sensible à l’humiliation et au blâme. Il aime être l’objet d’attention, être applaudi et fêté . Toutes ses conduites ont pour cause profonde, les sentiments contradictoires qui l’habitent et l’insécurité qui en résulte.

Le monde de la petite enfance et l’univers extérieur

L’âge de 6 ans correspond à un passage entre un monde sécurisant où tout était centré autour de la maison. Aussi un monde nouveau, insécurisant, qui cependant appelle et excite la curiosité de l’enfant.

Entre ces deux pôles, il y a un moment d’incertitude où la présence du père est primordiale.

enfant avec père et mère

Le père:

Remarquez combien votre « 6 ans » préfère que ce soit papa qui le conduise à l’école, le mette au lit, ou même lui fasse sa toilette et joue avec lui.

Le père encouragera l’élan et renforcera la confiance de son enfant en l’avenir. Ceci en l’emmenant avec lui vers le monde extérieur.

La mère:

La maman se gardera de freiner ce « grand départ » en se montrant inquiète ou captatrice et en maintenant l’enfant dans un état d’infantilisme. Si tout se passe bien, votre enfant réalisera la transition; il devient capable d’avoir avec les étrangers un comportement de grand. Aussi d’être séparé de ses parents pendant un temps limité sans en souffrir. Par exemple pour un séjour en classe de neige, de mer ou de nature. L’école et son papa l’ont aidé à se socialiser.

Le maître

Sans doute le maître ou la maîtresse restent encore des personnes auxquelles l’enfant de 6 ans s’identifie.

Sans doute, il se comporte avec eux, au début, comme ses parents en cherchant à bénéficier de leur attention particulière, à être le premier partout mais ce processus se résorbe vite.

C’est parceque l’enfant ne veut pas être l’objet des moqueries de la part de ses camarades et veut à tout prix être membre de leur communauté, être comme eux.

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