Evaluation formatrice ou formative quelle différence

Le concept d’évaluation formatrice s’inscrit dans la suite logique de l’évaluation formative et la complète. Si l’évaluation formative se propose d’affiner les outils de mesure, d’apporter des informations sur la démarche de l’apprenant et de permettre ainsi les nécessaires régulations pédagogiques, l’évaluation formatrice elle, tout en l’incluant, y associe étroitement l’élève.

Celui-ci est considéré non plus seulement dans son rapport au savoir. Mais dans son rapport à l’acquisition de ce savoir. L’appropriation progressive par l’élève des critères d’évaluation des enseignants, la pratique de l’auto-évaluation, l’analyse et la gestion de ses propres erreurs, constituent dès lors des compétences à construire. Celles-ci feront, bien entendu, l’objet d’un enseignement de la part des maîtres. À ce titre, nous pouvons considérer l’évaluation formatrice comme une discipline à part entière qui traverse la totalité des champs disciplinaires. Cet article cernera les cinq étapes qui doivent être ménagées pour aider l’élève à la réalisation de n’importe quelle tâche.

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La représentation du but du produit attendu

A définir le plus concrètement possible. C’est la connaissance que doit avoir l’enfant de l’enjeu, de la finalité de la tâche. Mais c’est aussi la représentation qu’il se fait de la tâche à réaliser compte tenu des consignes fixées par l’enseignant. Cette étape de confrontation des représentations de l’élève aux exigences du maître, la régulation qui s’ensuit, diminue les risques d’échec dus à une représentation non conforme au modèle de référence du maître.

L’anticipation

Elle permet à l’enfant de mesurer à l’avance la portée d’un acte ou d’une décision sur la tâche à réaliser et sur l’objectif à atteindre. Par exemple, lorsqu’un élève écrit un conte, il choisira tel objet magique plutôt que tel autre. C’est justement celui qui facilitera plus tard, la résolution d’un problème posé au héros. Il lui faudra de même, anticiper les actions à accomplir grâce à l’évaluation formatrice pour trouver les documents nécessaires à la préparation d’un exposé.

Cette anticipation conduit l’élève à combattre son impulsivité et à considérer son travail comme une suite d’étapes logiques qui se combinent les unes aux autres.

La planification de la tâche

Elle constitue l’étape qui conduit l’élève à choisir l’ordre dans lequel son travail sera réalisé. L’itinéraire à suivre pour se rapprocher peu à peu du but escompté. Par exemple, si l’enfant doit rédiger un récit de fiction, il aura à imaginer une histoire, caractériser ses personnages, leur place dans l’histoire, décider du plan, construire le récit, rédiger le texte…

L’exécution de la tâche

C’est la phase au cours de laquelle l’élève procède à la réalisation du travail projeté. Et ce conformément à la planification préalablement prévue.

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Le contrôle de l’exécution ou l’évaluation formatrice

Certes, ce contrôle doit être permanent, concomitant à celui de la réalisation de la tâche. En fait, tout se passe comme si l’enfant procédait à un contrôle permanent de ses actions par comparaisons et vérifications successives. Donc, il veille à bien respecter les étapes prévues, à les respecter toutes sans en oublier. Il vérifie s’il se rapproche bien du but visé chaque fois qu’une étape est franchie. Il vérifie aussi que le produit fini est bien conforme à la représentation qu’il a du produit attendu, etc.

Cet autocontrôle permanent est une composante naturelle de l’action. Tout au long du processus, depuis la phase initiale jusqu’à l’achèvement de la tâche, il va jouer le rôle de régulateur. Et conduire l’élève à modifier sa représentation, à reconsidérer sa planification. A orienter différemment son anticipation, ou à adapter son exécution.

La prise en compte de l’ensemble de ces éléments constitutifs d’une démarche d’évaluation formatrice. C’est-à-dire une démarche de régulation conduite par celui qui apprend, réclame de la part de l’élève une constante et importante activité de métacognition, qui conditionne la réussite de son travail.

Pour conclure sur la discipline de l’évaluation formatrice,

Il est clair que les élèves ne peuvent maîtriser ces outils que si l’enseignant traite ces derniers comme des objets d’apprentissage. C’est-à-dire s’il consacre du temps pour aider à leur identification, à leur construction et à leur utilisation consciente. Ceci amène l’enseignant à gérer, tout au long de cet apprentissage, un temps de guidance. Cela va conduire l’enfant d’une activité guidée par l’adulte à une activité autorégulée.

Par exemple, lors de la production d’un texte d’un type particulier. L’enseignant va instaurer des moments au cours desquels il demandera à l’enfant de verbaliser. Et de décrire la représentation qu’il a de son texte, d’en contrôler les caractéristiques (formelles, orthographiques, etc.). Allant même jusqu’à lui indiquer ses erreurs. Puis, peu à peu il va l’initier à l’utilisation de fiches guides. Elles lui permettront de contrôler les mêmes paramètres en se passant de plus en plus de l’aide de l’adulte. Et ce jusqu’à intégrer cette pratique dans une démarche naturelle et autonome. Ceci lui permettra de réaliser ce type de tâche sans recourir à des outils extérieurs puisqu’il les aura maîtrisés.

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