Les réactions d’approche et d’évitement en pédagogie

Observons par exemple un passionné de football. Vous reconnaîtrez volontiers que ce dernier a de fortes réactions d’approche pour tout ce qui touche le football. Qu’est-ce qui dénote son amour pour ce sport ? Que fait-il pour que vous puissiez conclure : « C’est un passionné du ballon rond ? » Supposons que vous le suiviez pendant huit jours, et que vous inscriviez sur un carnet tous les détails qui démontrent son goût pour le football. A la fin de la semaine, vous aurez sans doute écrit : parle sans cesse de football, quand il s’est absenté mardi et jeudi pour aller voir des championnats. Vous serez stupéfait du nombre de réactions d’approche, une fois que vous vous y intéresserez.

Cherchons maintenant des réactions dans un domaine plus proche de l’éducation. Voici par exemple un jeune homme qui, depuis six mois, suit les cours de biologie à l’université. Son professeur est en général considéré comme « enthousiaste », « stimulant » et « bon professeur ». Mais, pour le moment, ce n’est pas le comportement de l’enseignant qui vous intéresse, c’est celui de l’étudiant. Ou, plus exactement, comment deviner l’attitude future de ce dernier envers la biologie. Les individus fortement attirés par un sujet en parlent beaucoup, encouragent les autres à s’y intéresser, lisent et achètent des livres s’y rapportant, assistent à des conférences, publient des études et choisissent des carrières s’y rapportant. Les étudiants fortement intéressés par une matière s’efforcent d’assister à des cours supplémentaires et y consacrent tout leur temps d’étude.

Discerner la différence entre une réaction d’approche et son interprétation

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