Les sources d’influence en enseignement

Pour commencer cet article sur les sources d’influence dans l’enseignement, on a choisi de citer cet exemple. Von Haney, un dessinateur de talent, conçut un petit dessin animé pour un cours d’enseignement programmé. Ce cours, destiné à la mère de famille, était censé lui apprendre certains principes de comportement lui permettant éventuellement d’améliorer ses relations avec ses enfants. Dans ce cours, nous rencontrons deux jeunes garçons, l’un les mains vides, l’autre en train de se régaler d’une sucette. Le garçon aux mains vides dit à l’autre:

  • Salut! D’où la sors-tu ?
  • Maman me l’a donnée comme récompense parce que je pleurais.
  • Quoi ? Ta maman a envie que tu pleures ?
  • Faut croire ! Chaque fois que je pleure, elle me donne une sucette.
  • Alors là… je pleurerais bien plus souvent si on me donnait chaque fois une sucette.
  • Evidemment…

C’est de la psychologie élémentaire. La plupart de ceux qui voient cette séquence, savent très bien que la façon dont la maman essaie de tarir les pleurs est mauvaise. La séquence démontre clairement que les crises de larmes ne disparaissent pas en les faisant suivre d’une sucette. Pourtant, elle suggère nettement qu’il existe des moyens d’interactions et d’influence sur autrui qui réussissent plus ou moins bien.

les sources d'influence

Quelles sources d’influence permettent, dans l’enseignement, de développer des tendances à l’approche ou à l’évitement ?

Bien sûr, nous n’avons pas encore toutes les réponses, mais nous en connaissons certaines. Si elles sont utilisées, l’enseignant a plus de chances que la matière et les activités qu’il enseigne suscitent l’approche plutôt que l’évitement. Le succès ne saurait être garanti, simplement parce que le professeur ne contrôle pas tous les éléments d’influence. Ses efforts les meilleurs peuvent être neutralisés par des forces plus puissantes que celles qu’il contrôle. Il n’est pas moins vrai que l’éducateur a plus de chances de réussir s’il utilise les réponses connues, que s’il les néglige.

Les aptitudes innées d’une personne influencent le genre d’activité dans lequel elle s’engage, le genre d’objets et de situations qu’elle recherche. Mais bien qu’elle ait peut-être un faible pour les domaines où elle excelle, ses tendances seront surtout influencées par les événements du monde qui l’entoure. Elles seront modelées par les attitudes de ceux qu’elle rencontre, par les sujets abordés et ses expériences, et par les conséquences de ses propres actes.

Les gens passent beaucoup de temps à essayer d’influencer autrui. Ils exhortent, discutent, expliquent, charment, séduisent généralement dans l’espoir d’agir sur le comportement de leurs semblables. Parfois ils réussissent et parfois ils échouent. Il leur arrive aussi d’avoir du succès là où ils le désirent le moins. D’où l’expression: « Ne faites pas ce que je fais, faites ce que je dis. »

Une matière favorite, une moins aimée, pourquoi ?

Quand vous étiez vous-même étudiant, certains événements vous ont porté à rechercher aujourd’hui certaines choses, à en éviter d’autres. En ce qui concerne la matière favorite, les personnes sont capables d’en discuter aisément. C’est-à-dire qu’elles donnent l’impression, en parlant, de se souvenir de certaines choses la concernant. Mais elles paraissent n’avoir aucune idée de la façon dont cette matière est devenue leur préférée. Elles ont toujours une réponse vague à la question: « Comment est-elle devenue votre matière préférée ? ». Comme par exemple : « Oh, j’ai toujours aimé l’histoire! ».

Quant au sujet le moins aimé, tout change. Les personnes se souviennent fort peu de la matière elle-même, et parfois déclaraient carrément: « J’ai tout oublié sur… et moins j’en entendrai parler, mieux ce sera. ». Mais elles se souviennent toujours des circonstances dans lesquelles elles ont pris cette matière. Elles sont tout à fait capables de désigner les événements ou conditions qu’elles jugent responsables de leur aversion pour aborder cette matière. En d’autres termes, les sources d’influence sur les réactions d’approche et d’évitement envers des sujets de cours.

En résumé, nous pouvons dire qu’une matière devient favorite parce qu’un individu y réussit ou parce qu’elle est associée à des professeurs, amis ou parents admirés ou sympathiques ou encore parce que l’individu s’y sentait à l’aise quand elle lui était enseignée. Au contraire, on dit qu’une matière est rejetée parce que l’individu semble avoir peu ou pas d’aptitudes pour elle ou parce qu’elle est associée à des gens antipathiques ou encore car elle est généralement liée à des conditions déplaisantes.

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Les sources d’influence extrascolaires

Il n’y a aucun doute, des influences extrascolaires ont eu également leur part dans la formation, la direction et la force des tendances. Les gens s’influencent les uns les autres qu’ils soient professeurs, parents, enfants ou membres d’une famille. Notre souci n’est point de savoir si les professeurs représentent l’unique source d’influence, mais de déterminer s’ils constituent une source positive d’influence et ce pour améliorer les résultats.

Les sources d’influence extrascolaires sur les tendances envers le sujet à étudier comprennent :

  • Les conditions entourant le sujet étudié.
  • Les conséquences résultant du contact avec le sujet.
  • La façon dont les autres réagissent envers le sujet (l’imitation).

Ainsi, nous avons identifié certaines sources d’influence. Reste à savoir quel est leur effet et comment leur faire produire le résultat désiré.

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