Voici comment tenir compte de l’hétérogénéité des élèves

Tout enseignant se sent garant de l’égalité des chances. Il est fructueux de chercher à donner les moyens à chaque élève d’accéder au savoir à son rythme et selon ses possibilités, en s’appuyant sur ses ressources personnelles. Ceci conduit à adapter ses propositions aux multiples différences chez les élèves en charge. En d’autres termes, fournir une aide aux élèves en difficulté, porter une attention particulière envers ceux plus critiques pour qu’ils ne décrochent pas, et permettre à tous les élèves d’utiliser leurs compétences au maximum. Cela évite aux plus avancés de s’ennuyer.

Dans des dispositifs où tous les élèves n’ont pas la même tâche à réaliser, l’enseignant doit clarifier quelques aspects. D’abord, il doit objectiver ses remarques pour éviter un sentiment d’injustice chez les élèves. Puis, il faut expliciter ses choix afin de ne pas donner prise à un sentiment d’arbitraire. En plus, il veille à écarter tout jugement de valeur sur les élèves en tant que personnes, de sa part comme de celle de la classe. Il recommande de parler de comportements, d’actions, d’effets produits. Enfin, il doit manifester de la bienveillance, de l’estime à l’élève, qui ressent fortement les marques d’attention et d’écoute de son enseignant.

Si ces conditions sont réunies, la plupart des élèves sont prêts à jouer le jeu de la différenciation, ils comprennent qu’elle est faite dans leur intérêt. Dès que l’on parvient à favoriser les échanges entre les élèves, l’hétérogénéité devient une richesse. Les différences entre élèves donnent lieu à des interactions dans la classe qui favorisent la coopération. Les plus avancés sur le point en question aident les autres. Tout est gagnant. Celui qui bénéficie de l’aide, mais également celui qui donne les explications et doit, face aux questions posées, préciser ses raisonnements. La reformulation de sa pensée assoit celle-ci.

Les différences de représentations initiales et des prérequis

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3 Commentaires

  1. Où est la différenciation dans cet article ? Il ne s’agit que de continuer toujours avec la même pédagogie classique inefficace à base de cours et de leçons.
    Le seul exemple concret cité dans cet article consiste à occuper les élèves les plus rapides en leur donnant des exercices supplémentaires ! Mais ça ce n’est pas de la différenciation, c’est juste faire de l’occupationnel pour se débarrasser des élèves qu’on ne sait pas gérer.

    En réalité la solution pour gérer l’hétérogénéité d’une classe (qui est tout à fait normale, puisqu’on n’a pas 30 clones) consiste à différencier totalement les enseignements pour chaque élève, ce qui implique nécessairement de bannir les cours, les leçons, les séances et les séquences.
    C’est facile, et on sait le faire depuis un siècle, les pratiques ont largement fait la preuve de leur efficacité, il s’agit en particulier :
    – Des plans de travail, associés à des fichiers conçus pour une utilisation en totale autonomie (pas besoin d’expliquer des consignes ni de dire quel exercice faire).
    – De la méthode naturelle, c’est à dire apprendre à partir de la vie naturelle de la classe, des textes produits et utilisés, des projets divers et variés…

    Et ça fonctionne parfaitement dès la maternelle, et même (surtout) pour des enseignants débutants. Dommage que l’article n’en parle pas…

    1. J’apprécie beaucoup votre commentaire Mr. L’article propose des idées émanant de l’expérience personnelle et de celles de mes collègues. Toutefois, je suis très curieuse et je veux bien avoir d’amples informations à propos de cette méthode naturelle qui implique de bannir les cours, les séances, et les séquences comme vous avez dit.

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