Les images mentales chez l’enfant ont différentes catégories

Il faut d’abord distinguer deux grandes catégories d’images mentales. Les images reproductrices, qui se bornent à évoquer des spectacles déjà connus et perçus antérieurement. Et les images anticipatrices, qui imaginent des mouvements ou transformations ainsi que leurs résultats. Mais sans avoir assisté antérieurement à leur réalisation. En principe, les images reproductives peuvent elles-mêmes porter sur en configurations statiques, sur des mouvements (changements de position) et sur des transformations (changements de forme). Car ces trois sortes de réalités sont constamment offertes dans l’expérience perceptive du sujet. Si l’image procède de la seule perception, on devrait donc trouver à tout âge, selon des fréquences correspondant à celles des modèles courants de la réalité, des images reproductrices appartenant à ces trois sous-catégories statiques, cinétiques et de transformation.

Or, l’un des principaux enseignements des faits recueillis est qu’au niveau pré-opératoire, les images mentales de l’enfant sont presque exclusivement statiques, avec difficulté systématique à reproduire des mouvements ou des transformations ainsi que leurs résultats eux-mêmes. Ce n’est qu’au niveau des opérations concrètes (après 7-8 ans) que les enfants parviennent à ces reproductions de mouvements et de transformations, en même temps qu’aux images anticipatrices de catégories correspondantes. Cela semble donc prouver :

  • que la reproduction imagée de mouvements ou de transformations même connus suppose elle aussi une anticipation ou une ré-anticipation;
  • que toute image (reproductrice comme anticipatrice) de mouvements ou de transformations s’appuie sur les opérations qui permettent de comprendre ces processus en même temps que de les imaginer.

Images cinétiques et de transformations

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